La douceur et le réconfort d’Anne aux Pignons Verts

Au bout d’un an de lecture, livre par livre, l’un en été, l’autre en hiver, j’ai terminé la magnifique collection de Lucy Maud Montgomery !

Peu importe le contexte, c’est la lecture idéale : réconfortante, drôle, simple mais prenante, parfois révoltante. Idéale pour ma vie d’étudiante en prépa, elle me plonge dans un tout autre cocon. Je ne peux que la recommander pour ces vacances hivernales, au coin du feu.

Tome par tome, on suit l’évolution d’une jeune orpheline excentrique, recueillie dans la maison des Cuthbert, un frère et une sœur, vieux garçon et vieille fille, d’un premier abord austères. À travers une quête intellectuelle, une carrière atypique et ses émois amoureux, Anne devient une femme épanouie et accomplie. Le tout dans le Canada de la fin du XIXe siècle, précurseur d’un certain modernisme, en l’occurrence sur l’Île-du-Prince-Édouard.

Chaque livre a sa personnalité propre, chacun est unique. Celui qui m’a le plus touchée est le troisième, lorsqu’Anne est étudiante en lettres à Redmond, probablement parce que cette situation se rapproche le plus de la mienne. Mais chacun est fait pour émouvoir. Gros coup de cœur pour le final, qui, en toute simplicité, reprend la quintessence de chaque tome.

L’intérêt de la narration réside dans l’intemporalité des situations : les émotions, les jalousies, les quiproquos, l’humanité des personnages. Anne elle-même est un personnage complexe qui ne tombe jamais dans la caricature (contrairement à la série télévisée).

Je ne suis pas déçue du destin d’Anne, que je trouve réaliste. Elle aime la poésie des choses simples, la joie du monde qui l’entoure. La vie douce et joyeuse d’une Anne, mère d’une tribu aimante, me paraît un destin tout à fait approprié.

Gros coup de cœur pour la plume de Lucy de Montgomery, baignée de poésie et nourrie d’une riche intertextualité littéraire. Coup de cœur également pour les éditions Toussaint l’Ouverture : la couverture, véritable œuvre d’art en elle-même, constitue une première porte ouverte vers le monde d’Anne. Les citations relevées sont merveilleusement bien choisies et participent pleinement à l’atmosphère du texte.

Les mots ne s’inventent pas, ils éclosent.

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