
Avec la polémique autour de la future adaptation télévisée, j’ai eu l’idée de consacrer un article aux Hauts de Hurlevent. C’est l’un des premiers romans majeurs dont la lecture m’a bouleversée à l’adolescence. Régulièrement relu, je me suis imprégnée de son style, de son ambiance…
Je suis bien évidemment tombée amoureuse de la musique de Kate Bush, et étonnamment de l’adaptation des années 90 qui, à mon avis, n’a pas d’égale (bien qu’imparfaite).
Ce roman est une merveille romantique, d’abord par ses protagonistes merveilleusement torturés et monstrueux, ce qui est audacieux dans une narration, et par leurs comportements inexcusables. Mais, il l’est également par son écriture qui pousse au plus loin les passions, les souffrances, et la haine. C’est l’intérêt littéraire que je porte à ce roman. Il y a un talent magnifique dans la plume d’Emily Brontë. Mais le plus beau reste cet univers brumeux, venteux et sauvage, isolé et retiré des mondanités.
Il ne faut pas se méprendre : le récit est sombre et révoltant, mais, à la manière de Frankenstein, c’est précisément ce qui le rend si fascinant.
C’est un classique, et non à tort, mais sa lecture est accessible et actuelle, et vaut le coup, de la même manière que tous les autres livres des sœurs Brontë, même s’ils sont paradoxalement beaucoup plus joyeux et bienveillants.
À mon humble avis, de la même manière que Mary Shelley (dont je consacrerai un article sous peu), Emily Brontë a puisé dans le meilleur du romantisme noir, qui prend alors des allures gothiques, et a construit une œuvre artistique adaptable cinématographiquement, musicalement, et toujours belle.
Il faut donc le lire pour le plaisir esthétique, pour se révolter, pour pleurer et pour apprécier le style d’Emily Brontë.
Pour ce qui est de sa plus récente adaptation télévisée, la bande annonce m’a convaincue de ne surtout pas le regarder…
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